17 avril 2006
Bondages, quelques précuations à prendre
Pratiquer le bondage est sans risque à partir du moment ou certaines règles sont respectées.
Le Choix de la Corde
Les puristes préfèrent des cordes en chanvre ou en jute. Traditionnelles au Japon, ces cordes ne brûlent pas. Les cordes en nylons sont moins agréables.
La longueur et le nombre de cordes varient selon le style de bondage et l'école. Vous trouverez sur les cites ci-dessous, des cordes de bonne qualité. Elle sont même vendues en Kit avec plusieurs cordes de longueur et diamètres différents.
- Twistedmonk
- Rainbow Rope
Vous pouvez trouver de bonnes cordes aussi, en chanvre à la boutique Dèmonia.

Les Règles à respecter
- Ayez toujours une paire de ciseaux à portée de la main. Vous trouverez en pharmacie des ciseaux à bout plat que l'on utilise pour couper les bandages. Ils permettent de glisser sans risque les ciseaux entre la corde et la peau.
- Ne passez jamais un lien serré devant le cou. Derrière au niveau de la nuque, cela ne risque rien.
- Ne passez jamais un lien serré sur le côté intérieur des poignets et des coudes, là ou les veines passent.
- Pendant que vous réalisez le bondage, faites attention à ne pas faire glisser la corde sur le corps, cela brûle, surtout si vous utilisez des cordes en nylon.
- Touchez régulièrement les extrémités bondagées, (mains, pieds, couilles) afin de voir si elle sont froides. Dans ce cas il faut relâcher un peu le lien.
- Regardez si ces extremités deviennent blanches ou bleues, signe d'un manque d'aflux sanguin. Desserez les liens et frictonnez alors la zone.
- Définisez avec la personne bondagée un mot, une phrase clé. Cette phrase permet en cas d'atteinte des limites de savoir qu'il faut libérer la personne. Prenez une phrases sans relation avec la relation de soumission comme "voiture, maison,.." Souvent la personne demande à être libérée mais dans le jeu. Si vous prenez comme terme "je n'en peux plus", vous ne saurez pas si la personne vous demande de la libérer dans le jeu ou pour de réelles raisons.
- Si la personne est baîllonnée, prévoyez un geste permettant de vous prévenir de lui retirer le bâillon ou pour signifier qu'il faut arrêter. Par exemple compter avec la main de 1 à 5, croiser les doigts, un mouvement qu'elle ne peux pas faire pour essayer de se libérer.
Les origines du bondage
Le mot bondage, veut en fait dire « ligotage » et provient de l’anglais « to bind ». Ce sont pourtant les Japonais qui l’ont élevé au rang d’art érotique sous le nom plus connu de « shibari ».
Pratique BDSM ? Oui, puisqu’il en constitue la première initiale (B) mais aussi complètement détaché de ces pratiques car le bondage est un vécu sensoriel totalement à part.
2 origines bien différentes
• Au USA, le bondage permettait il y a quelques années de détourner la loi sur la censure pornographique. On montrait des corps attachés par des foulards, dans des situations esthétiques et érotiques. Par la suite, le bâillons et autres accessoires ont pris une place de plus en plus importante.
• Avant cela, au Japon l’origine du bondage est un art martial. Vers les XVIIe – XVIIIe siècles, le « hojojutsu » (l’art d’attacher avec la corde) servait à ligoter les prisonniers. Cet art devait permettre d'attacher tout prisonnier, de l'enfermer dans une cellule et de retirer la corde d'un coup, ces techniques gardées secrètes ne comportaient aucun nœuds... ! Cette technique s’est transformée en ce que l’on appelle maintenant au Japon le shibari.
De l'esthétisme à la contrainte
Ainsi le bondage est un dosage variable allant d’une esthétique du corps à une méthode pure contrainte.
Le bondage est une expérience partagée par deux personnes au moins.
• Le bondageur trouve son propre mélange de positions innovantes, humiliantes, pratiques, dures à tenir, esthétiques. Sa technique, sa variété, son imagination sont ses atouts.
• La personne ligotée quant à elle trouve généralement son plaisir dans la restriction de mouvements, ou l’immobilisation totale de son corps. Progressivement le corps réagit, les muscles veulent bouger, l’immobilisme est dur à tenir… c’est alors que la sensation est intense. Il faut ajouter à cela l’excitation intellectuelle due au fait de se mettre à la merci du bondageur, car une fois ligoté, il peut faire ce qu’il veut. L’intensité est alors d’autant plus forte que la personne attachée est privée d’informations (sur la durée, sur ce qui va se passer durant le bondage, sur la suite, etc).
La suite ? Et bien, c’est de supporter le plus longtemps possible ces liens qui vous sculptent et vous immobilisent dans de positions de plus en plus difficiles à tenir.

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