17 avril 2006
Les origines du bondage
Le mot bondage, veut en fait dire « ligotage » et provient de l’anglais « to bind ». Ce sont pourtant les Japonais qui l’ont élevé au rang d’art érotique sous le nom plus connu de « shibari ».
Pratique BDSM ? Oui, puisqu’il en constitue la première initiale (B) mais aussi complètement détaché de ces pratiques car le bondage est un vécu sensoriel totalement à part.
2 origines bien différentes
• Au USA, le bondage permettait il y a quelques années de détourner la loi sur la censure pornographique. On montrait des corps attachés par des foulards, dans des situations esthétiques et érotiques. Par la suite, le bâillons et autres accessoires ont pris une place de plus en plus importante.
• Avant cela, au Japon l’origine du bondage est un art martial. Vers les XVIIe – XVIIIe siècles, le « hojojutsu » (l’art d’attacher avec la corde) servait à ligoter les prisonniers. Cet art devait permettre d'attacher tout prisonnier, de l'enfermer dans une cellule et de retirer la corde d'un coup, ces techniques gardées secrètes ne comportaient aucun nœuds... ! Cette technique s’est transformée en ce que l’on appelle maintenant au Japon le shibari.
De l'esthétisme à la contrainte
Ainsi le bondage est un dosage variable allant d’une esthétique du corps à une méthode pure contrainte.
Le bondage est une expérience partagée par deux personnes au moins.
• Le bondageur trouve son propre mélange de positions innovantes, humiliantes, pratiques, dures à tenir, esthétiques. Sa technique, sa variété, son imagination sont ses atouts.
• La personne ligotée quant à elle trouve généralement son plaisir dans la restriction de mouvements, ou l’immobilisation totale de son corps. Progressivement le corps réagit, les muscles veulent bouger, l’immobilisme est dur à tenir… c’est alors que la sensation est intense. Il faut ajouter à cela l’excitation intellectuelle due au fait de se mettre à la merci du bondageur, car une fois ligoté, il peut faire ce qu’il veut. L’intensité est alors d’autant plus forte que la personne attachée est privée d’informations (sur la durée, sur ce qui va se passer durant le bondage, sur la suite, etc).
La suite ? Et bien, c’est de supporter le plus longtemps possible ces liens qui vous sculptent et vous immobilisent dans de positions de plus en plus difficiles à tenir.

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